La folie de la noix de coco : l’huile de coco

La semaine dernière, j’ai écrit sur l’eau de coco. Je suis curieux – combien d’entre vous boivent de l’eau de coco, ou ont au moins essayé ? Comme je l’ai mentionné dans mon post, je n’en suis pas un grand fan. Mais à moins que vous n’avaliez verre après verre de cette boisson tropicale, il n’y a pas vraiment de conséquences néfastes majeures. Mais qu’en est-il de l’huile de coco ?

L’huile de coco controversée
De nombreux sujets de nutrition sont obscurs, et la question de savoir si l’huile de coco est une « bonne » graisse ou une « mauvaise » graisse en est un excellent exemple. De nombreuses personnes ne jurent que par l’huile de coco pour diverses raisons. Ceux qui aiment cuisiner aiment l’huile de coco parce qu’elle permet d’obtenir une pâte à tarte feuilletée et qu’elle confère une saveur riche et unique aux pâtisseries et autres délices. D’autres utilisent l’huile de noix de coco pour la cuisine de tous les jours, affirmant qu’elle ajoute une grande saveur aux légumes, aux flocons d’avoine et même au pop-corn. L’huile de coco est largement utilisée dans les plats thaïlandais et indiens, ce qui, bien sûr, explique en partie pourquoi ces plats sont si savoureux.

Et puis, il y a ceux qui ne jurent que par l’huile de coco pour ses supposés nombreux avantages pour la santé, comme favoriser la perte de poids, améliorer le contrôle de la glycémie et aider à traiter les maladies cardiaques. Une huile tropicale peut-elle vraiment être à la hauteur de toutes ces revendications ?

Un peu de contexte
L’utilisation de l’huile de coco pour la cuisson n’est pas nouvelle dans les régions tropicales. Au début des années 1900, cette huile était effectivement utilisée aux États-Unis comme huile de cuisson, mais elle est progressivement tombée en disgrâce dans les années 1960, lorsque les scientifiques ont commencé à examiner le rôle possible de l’huile de coco dans les maladies cardiaques.

Publicité

Le lien entre l’huile de coco et les maladies cardiaques provient du fait que l’huile de coco est principalement une graisse saturée (92% des acides gras de cette huile sont saturés). Et, pour la plupart, les graisses saturées, ou les « mauvaises » graisses, sont liées à la promotion des maladies cardiaques. Mais le problème des graisses saturées, c’est qu’elles ne sont pas toutes égales. Les acides gras saturés de l’huile de coco sont différents de ceux que l’on trouve, par exemple, dans les graisses animales, comme le saindoux ou la graisse de bœuf. D’ailleurs, l’utilisation du mot « huile » pour parler de la noix de coco est un peu erronée, car l’huile de coco est solide à température ambiante (elle devient liquide à des températures supérieures à 75°F).

Environ la moitié des graisses saturées de l’huile de coco est de l’acide laurique, qui est un acide gras à chaîne moyenne (et différent des acides gras à longue chaîne que l’on trouve dans les graisses animales). L’organisme utilise les acides gras à chaîne moyenne différemment des acides gras à longue chaîne ; il se peut que ces acides gras à chaîne moyenne soient moins nocifs et peut-être même bénéfiques. À noter qu’un type spécial d’huile, appelé huile MCT (triglycéride à chaîne moyenne) est disponible comme complément médical pour les personnes qui ont des difficultés à traiter les graisses ordinaires en raison de certaines conditions médicales.

L’acide laurique, étonnamment, peut augmenter le cholestérol HDL (« bon »), mais peut également augmenter le cholestérol LDL (« mauvais »), ainsi. Pourtant, il ne semble pas affecter le rapport entre les deux de manière négative. L’acide laurique peut avoir d’autres effets bénéfiques sur la santé, notamment des propriétés antibactériennes et antivirales, la lutte contre l’acné et la stimulation du métabolisme. Certains de ces avantages ne sont toutefois pas prouvés.

L’huile de coco est-elle bonne à utiliser ?
Retour à l’huile de coco. Est-elle bonne ou mauvaise ? L’huile de coco a eu mauvaise réputation, en partie, parce qu’elle a été utilisée dans des études animales sous une forme partiellement hydrogénée. L’huile de noix de coco vierge, en revanche, n’est pas hydrogénée. Et même si l’huile de noix de coco est toujours riche en graisses saturées, certaines études plus récentes suggèrent que les graisses saturées ne sont peut-être pas tout à fait le méchant qu’on a fait passer pour tel.

L’huile de noix de coco peut en fait avoir de réels avantages pour la santé. Dans une étude, des femmes ayant reçu de l’huile de coco en complément (en plus d’un régime hypocalorique) présentaient un taux de cholestérol HDL plus élevé, un rapport LDL:HDL plus faible et un tour de taille réduit par rapport aux femmes ayant reçu un complément d’huile de soja. Une autre étude, portant également sur des femmes, a montré une amélioration des niveaux de lipides avec l’huile MCT par rapport au suif de bœuf. Cependant, ces deux études étaient de petite taille, et à l’heure actuelle, il n’y a pas assez de recherches pour recommander entièrement l’utilisation de l’huile de noix de coco.

En termes de diabète, une étude publiée en 2009 dans la revue Diabetes a montré que les souris nourries à l’huile de noix de coco avaient moins de résistance à l’insuline (leur insuline fonctionnait mieux) et avaient moins de graisse corporelle que les souris nourries au saindoux. L’inconvénient, cependant, est que les souris ayant reçu de l’huile de coco présentaient une plus grande résistance à l’insuline dans le foie, ainsi qu’une plus grande accumulation de graisse dans le foie.

Publicité

La conclusion ? Utiliser de petites quantités d’huile de noix de coco vierge est probablement correct (évitez d’utiliser de l’huile de noix de coco partiellement hydrogénée car elle contient des gras trans). Rappelez-vous que l’huile de coco reste une graisse : une cuillère à soupe contient 117 calories et 14 grammes de graisse (et il n’y a pas beaucoup de preuves que le fait de se gorger d’huile de coco vous fera perdre magiquement des kilos supplémentaires).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.